Témoignages

 

Témoignage 1:

Violée à 11 ans. Une chose entraînant une autre sur une pente descendante, jeune adulte je voulais mettre fin à mes jours. Ce n'est qu'à l'approche de la quarantaine que j'ai réussi à faire une percée, enfin. J'espère ne plus jamais être en survie matérielle, même si je serai toujours une survivante !
— Maria

 

Témoignage 2:

J'ai été en couple avec un homme abusif et violent. De 16a36 ans. Nous avons eu un enfant, mais j'ai eu 3grossesses.
Je l'ai quitté en janvier 2014.
Je dois réapprendre à vivre. Avoir un budget, gérer mon logis, mes horaires, mon fils. Je dois me connaître, mes goût, mes capacités, mon possible.
Je vivais pour lui, selon ses goûts, dans sa façon de faire et comme il décidait.
J'ai l'impression de me réveiller d'un comas et je découvre la vie, MA vie.
La société n'est pas adapté pour venir en aide à des femmes qui sortent de ce genre de situation, il n'y a pas des formation "comment être" adulte 101et si on travail, les organismes, ne sont pas ouverts de soir.
Après 3ans, je commence à voir la lumière au bout du tunnel...
De se reconstruire et se retrouver est une transition et un effort quotidien sans toute les sphères de la vie...
Parce qu'en plus, la vie continue...
— Suzanne

 

Témoignage 3:

Je suis une femme immigrante. Je suis arrivée en 2014 avec mon enfant et mon conjoint québécois. Après mon arrivé et de vivre plusieurs événements de violence verbale, économique, psychologique, relationnelle, cyberviolence et finalement la violence physique. La soirée del événement de violence physique, j'ai sorti en courante de la maison et j'ai demandé l'aide des voisins. Personne n'a pas sorti. Personne n'a pas m'aidé. J'ai appelé SOS violence conjugale car j'ai fait un recherche pour mon cas dans internet. J'ai essayé donner l'adresse mais j'ai du appeler une personne de mon pays pour m'aide. Quand les policiers sont arrivé et j'ai dit que je parle espagnol et anglais. Les policiers se sont retournés et ne m'ont plus parlé. Je leur ai dit que j'avais un intervenant qui connaissait mon cas et leur a donné l'adresse du refuge où je devais aller. Et ils ont refusé de me prendre. Les policiers m'ont dit que j'ai doit rester ici ou qu'on l'emmène chez quelqu'un qui vous connaîssez. Tout ça en anglais.Les policiers ont laissé ma fille d'un an entre les mains de l'agresseur et n'ont pas prêté attention à ce que j'ai dit à propos des menaces de suicide de cet homme.Le PDJ est intervenu et a parlé d'abord avec l'agresseur et a déterminé qu'il allait bien rester avec la fille. Je suis allé récupérer ma fille le lendemain. J'ai fait une plainte pour violence physique. Le DPJ est arrivé avec un nouveau dossier sur la découverte que ma fille a été témoin de divers mauvais traitements et de la violence physique.La policière qui a enquêté sur mon cas ne m'a jamais rencontré face à face. Il a rendu les interdictions de l'agresseur dignes d'un petit acte de vandalisme. Aussi, elle ne m'a jamais envoyé ma déclaration pour la lire devant le tribunal. La policière n'allait pas non plus témoigner devant le tribunal. Elle a dit qu'elle était malade.L'intervention du DPJ a commencé à vivre la violence de mon agresseur. L'agresseur a brisé les interdictions et quand j'ai appelé l'enquêteur, elle ne l'a pas pris au sérieux et s'en est foutu. L'intervention du CLSC était nécessaire. L'intervention des intervenants de la maison de refuge pour femmes et enfants victimes de violence familiale et conjugale.L'agresseur était devant la cour criminelle et a dit qu'il avait fait ce qu'il avait fait en légitime défense. Le juge l'a cru et a décidé qu'il était innocent malgré toute la preuve, le rapport médical, les photographies des techniciens de police, les appels au 911, etc.Le procureur de la Couronne ne m'a pas rencontré pour connaître la version des événements, de sorte que je n'ai pas eu d'accusation avec la structure en raison de la destruction de l'agresseur. l'agresseur a toujours menti devant le tribunal et toute sa famille. Seuls quelques juges très aigus du tribunal pour mineurs ont connu la faible crédibilité de cette famille. Les juges des tribunaux civils sont les seuls à avoir mis à leur place une famille qui se targue de dire qu'ils sont comme la famille Dalton et qu'ils aiment bien se préparer à se défendre contre leurs ennemis. Et évidemment, je suis l'ennemi de faire un rapport pour la violence physique. Le dernier juge du DPJ a été positionné dans la facette de l'agresseur alors que l'agence a demandé que l'enfant ne reste pas avec l'agresseur parce qu'ils avaient découvert des problèmes de santé mentale du père. Le juge a décidé de fermer le dossier, car l'événement de violence est arrivé une seule fois. Quand j'ai parlé devant les autorités, ils m'ont mis en doute, mais quand l'agresseur a parlé, ils ont pris leurs paroles pour certaines.Comme vous pouvez le lire, j'ai vécu toutes les pires choses qui pouvaient arriver à une femme victime de violence conjugale. Maltraités par le système judiciaire et par l'homme qui m'a dit que nous vivrions un rêve de famille devenu réalité. Je me suis défendu jusqu'à aujourd'hui, je reste ferme dans la défense de mes droits et de ceux de ma fille. — Anonyme

 

Témoignage 4:

Inceste
— Kasandra

Témoignage 5:

J'ai eu un copain violent pendant 7 mois de temps en 2009. Il ne m'a jamais frappée mais il faisait beaucoup de violence psychologique. Il n'était jamais content de rien. Il était toujours négatif sur tout et il se foutait de mes opinions. Quand Monsieur était fâché, il frappait dans les murs, pétait de la vaisselle et lançait tout ce qui lui tombait sur la main. Il m'isolait de mon entourage aussi.
— [Isis]

Témoignage 6:

Perte d’identité et d’estime de soi, douleurs physiques et psychologiques, peurs, isolement, terreurs nocturne, incapacité à reprendre le contrôle de ma vie, conséquences économiques, désir de vouloir disparaître et être invisible...
— Eaurare

Témoignage 7:

Violence conjugale
(Physique, psychologique, financière)
Harcèlement sexuel
( cat calling)
— Yuping

Témoignage 8:

J'avais 16 ans. Je vais magasiner avec mon ex & sa famille. J'essaie un costume de bain et je prends tout mon courage pour sortir de la cabine d'essayage pour montrer à mon chum. Mon beau-père est juste devant moi et me dis "HMMM... Pas mal sexy ça!" super fort dans le magasin, en me regardant de façon suggestive. J'avais déjà peur de lui, mais là, j'étais morte de peur, de honte et de culpabilité.
— Valérie

Témoignage 9:

J'ai vécu dans une secte religieuse où j'ai été mariée pendant plus de 20 ans. Il nous était recommandé à nous les femmes d'être soumises à nos maris. Bien sûr les discours officiels "protégeaient" en quelque la femme contre les mauvais traitements physiques. Pas contre le contrôle coercitif dont nous faisions l'objet. Contrôle vestimentaire (jupes longues, vêtements amples). Celui d'être tributaire des décisions financières malheureuses de nos conjoints (obligées de signer une deuxième hypothèque, donner son argent d'héritage ou ses payes à son conjoint). Ces actions étaient cautionnées par les responsables (dirigeants) de la secte. Aller à l'encontre de telles injonctions entraînait un désapprobation sociale, une mise à l'écart de la communauté.
— Christiane

Témoignage 10:

Lorsque j'étais dans la vingtaine, j'étais en couple stable avec un homme, j'avais un emploi stable depuis 2 ans, on magasinait une maison et on parlait de projets de bébés et je venais de terminer mon dernier cours en gestion des ressources humaines. Je tenais à créer un poste de direction de ressources humaines et d'y être admise, c'était le plan initial. C'est même mon patron qui m'a payé le cours. Toutefois, il a repris sa décision et m'a dit : "Tsé, je vais te mettre là, dans un an ou deux tu vas faire des bébés, tu vas tout le temps manquer pis je vais mettre qui là? Qui va faire ta job? Ça ne rapporte pas mon investissement." Et il a pris un consultant, homme, qu'il a payé 40 fois plus que moi.

Je me suis sentie inférieure. J'ai senti que je ne pourrais jamais faire profiter de mes compétences parce que je serais discriminée par rapport à mon utérus et mon désir vraiment sincère d'être une maman ET d'avoir une carrière nourrissante. Je me suis sentie dégoûtée.
— Myriam

Témoignage 11:

Je pensais qu'il n'y avait aucun impact et avec les dénonciations qui se passent depuis octobre, ça brasse en dedans. C'est une peine profonde qui vit au creux de moi. J'ai encore de la difficulté à me nommer victime d'abus sexuel, et pourtant j'avais 6 - 7 ans la première fois (attouchement sexuel de la part du conjoint de ma grand-mère). En plus d'avoir été aussi victime de violence physique, sexuelle, et psychologique de mon premier chum à l'adolescence. Et des violences vécuent au travers le temps. Je pense que je ne suis pas encore assez consciente de tous les impacts, mais un premier que je vois et que je me suis effacé, oublié pour les autres jusqu'à la mi-trentaine environ. En thérapie, j'ai réglé plusieurs éléments au cours de ma vie et l'impact positif que ça l'a, c'est que je suis une personne qui essaie d'être bienvaillante envers les autres. Je suis une personne positive, accueillante, respectueuse ... je vois du positif à travers les revers négatifs de la vie. Je pense que les événements négatifs nous poussent à grandir!
— Ines

Témoignage 12:

Jai coordonné un projet pendant près de deux ans. Je relevais d'un comité de coordination dont l'un des membres me dénigrait sans arrêt et était toujours à l'affût d'erreurs de ma part. Au début, je protestais poliment sans résultat. Finalement, je me suis plainte formellement à l'ensemble du comité mais avant cela, j'ai vécu plusieurs semaines dans un état d'anxiété.
— Valentina

Témoignage 13:

Tres mauvaise estime de soi difficulté d'avoir une vie stable en amour/travail/amitié/maladies mentales...bref a peu pres toutes les sphere de ma vie
— Fatima

Témoignage 14:

J'ai été hospitalisée en psychiatrie, ou en crise, quand je suis devenue agitée, on m'a déshabillé devant une équipe d'hommes, des gardiens de sécurité, pour nous mettre une jaquette et nous attacher les jambes ouvertes sur un lit. Je ne me suis pas laissée faire et les hommes m'ont eux-mêmes attachés en usant de la force, pour ne pas dire de voix de fait. Ils serraient les liens de cuir si fort que j'ai eu les poignets marqués et l'équipe riait allègrement se faisant. J,ai par la suite été privée de communiquer alors j'ai menti pour avoir accès à un téléphone et j'ai appelé la police. des agents sont venus mais ne se sont adressé qu'au personnel et sont repartis. J'ai été ensuite attachée presque systématiquement toutes les nuits alors que j'insistais pour parler à un avocat, aviser ma famille, etc. On me donnait des ordres sans explication. Dans mon état mental, je me croyais dans un repaire de bandits. Plus tard une nuit, j'ai été attachée sur le ventre et violée à répétition sans pouvoir voir les agresseurs. Je sentais plusieurs mains me tenir les membres. Je crois que ce sont les gardiens de sécurité. Dans un moment de grand désespoir, alors que je ne pouvais cesser de pleurer, une infirmière m'a fait comprendre que je devais obéir en toute chose à défaut de ne plus ressortir ou de subir longtemps l'isolement et la contention. Alors je me suis hypocritement soumise à ce régime de supposé soin. Plus tard, un préposé m'a aidé à garder mon calme et trouver un moment stratégique pour signer un refus de traitement. Lorsque j'ai quitté ces lieux, j'étais traumatisée et malade physiquement mais dans l'année j'ai tout de même approchée des organismes qui s'occupent de violence faite aux femmes et je n'ai été crue nulle part, juste référée à des soins. Aucune vérification n'a été faite. Plus tard, un médecin qui me croyait m'a encouragée à m'adresser à l'IVAC. La psychologue de l'IVAC a pris en compte le dossier médical rempli dans les lieux d'abus par le personnel soignant de psychiatrie et a refusé ma demande. Je voulais pouvoir aller en thérapie. J,ai attendu des années pour pouvoir payer une thérapie spécialisée en trauma et retourner à la vie active. C'est un choc terrible de constater ne plus vivre réellement dans une société civile du fait d'avoir eu des problèmes de santé mentale, n'avoir de fait plus aucun droit à la dignité et à la sécurité. Un jour j'ai découvert un groupe de défense des droits en santé mentale où ayant vu des cas semblables, on m'a définitivement cru mais il était trop tard pour porter plainte. Ce groupe a au moins réussi à faire vérifier l'institution par le Protecteur du citoyen, étant donné le nombre de plaintes. J'ai compris que je n'avais rien imaginé et que je n'étais pas un cas isolé, et que malheureusement, la violence systémique est très présente en psychiatrie, particulièrement à l'endroit des femmes. La perception des personnes vivant des problèmes en santé mentale y est pour beaucoup, mais aussi le choix de société de soigner dans une vision biomédicale étroite, tenant peu compte des facteurs psychologiques et sociaux et de la souffrance humaine. Les impacts ont été la perte de la garde de mon enfant pour plusieurs années; une rupture de ma carrière; un grand appauvrissement; l'aliénation sociale (la confidentialité a été brisée au point de décrire mes comportements les plus désespérés à mon ex-conjoint et de conseiller la rupture des liens à mon conjoint, avec qui je n'ai pas poursuivi la relation, me sentant trop aliénée et étant incapable de vie sexuelle active); un isolement de plusieurs années, vu ma perte de confiance dans les institutions, les soignants et mon entourage; des séquelles physiques de surmédication (on m'a drogué au point que j'ai perdu l'usage d'une partie de ma cognition et de la parole, et d'après des souvenirs de transport que je ne pouvais m'expliquer, je crois avoir été soumise à des électrochocs sans mon consentement. J'ai d'ailleurs perdu des capacités cognitives. Quand j'ai eu droit à des visites, je pouvais à peine m'exprimer, aussi je ne me racontais pas); des séquelles psychologiques avec lesquelles je dois encore composer au quotidien, comme la dysfonction dans mes rapports avec les hommes et l'impossibilité de rapprochement avec eux. On m'a brisé ma vie. Et cela continue pour d'autres femmes amenées aux urgences en crise. J'en témoigne ici en espérant éveiller ou au moins semer le doute sur les hôpitaux pour qu'il y ait plus de remise en question de l'approche psychiatrique et que la violence institutionnelle en général soit contrée car malgré des améliorations récentes inégales dans le réseau (ça dépend de la volonté des gestionnaires en place), les mesures d'isolement et de contention qui sont en soi une forme de violence décriée par les Nations-Unies et l'OSM, favorisent d'autres formes de violences, sexuelles notamment. Les électrochocs sont questionnés, étant le plus souvent administrés aux femmes âgées dans un contexte où le consentement réel n'est pas garanti et causant des pertes cognitives incapacitantes. Merci de me lire et avec espoir que les femmes seront davantage entendues. Que partout, en tous lieux, surtout dans les lieux clos où des femmes en situation de vulnérabilité sont enfermées, soient combattues les violences faites aux femmes.
— Christelle

Témoignage 15:

La #violence systémique c'est quand une femme monoparentale c'est vu refusé un logement parce qu'elle avait des enfants.
— Anonyme

Témoignage 16:

L'oncle de ma meilleure amie, lorsque j'avais 15 ans, m'écrivait sur MSN que j'étais sexy, séduisante, que j'avais des beaux gros seins, et que s'il avait mon âge, il sortirait avec moi et il me ''frencherait''. Il me faisait aussi des massages, non sexuels. Avec le recul, c'est étrange qu'un adulte était assis sur moi, sur mon corps d'adolescente. Bien que ce n'est pas une agression qui implique un pénération, ses propos me rendaient extrêmement mal à l'aise. Mes parents se posaient des questions, mais je minimisais parce que justement, ça restait des paroles et non une agression sous la forme d'un viol. Il restait un homme qui je cotoyais régulièrement et que j'appréciais beaucoup et donc j'ai senti que ma confiance avait été brisée. J'avais honte de lui avoir fait confiance.
— Lily

Témoignage 17:

J'ai subi de la violence psychologique de la part de mon ex-conjoint pendant plusieurs années. Je me sentais à l'abri de ce genre de choses, puisque je suis une femme éduquée et conscientisée, en couple avec un homme tout aussi éduqué et respectable. Mais graduellement et subtilement, il a abîmé ma confiance en moi, en discréditant mes besoins et mes désirs, en remettant en doute mes choix, en banalisant ma souffrance lorsque je cherchais des solutions aux difficultés de notre couple. Et au final, je doutais sans cesse de moi, j'accumulais frustrations et déceptions. Je me sentais prisonnière de cette relation et j'étais certaine que c'était ma faute.
— Shemekka

Témoignage 18:

Intimidation. J’ai par la suite garder le silence.
— Anonyme

Témoignage 19:

I was physically, mentally, emotionally and sexually abused for over 20 years and the suffering I endured took years to heal.
— Arabella

Témoignage 20:

BONJOUR A TOUTES JE TROUVE EN 2017 LES FEMMES SOUFFRENT BEAUCOUP VIOLENCES CONJUGALES VIOLENCES SEXUELLES LA GRANDE JULIE AVEC ROZON ERIC SALVAIL MR WEINTEIN TROP D ABUS ENVERS LES FEMMES CELA SUFFIT MESSIEURS PRENEZ SOIN DE LA FEMME TOUT COURT J AI ETE HEBERGE [DANS UNE MAISON] POUR FEMMES JE SUIS ASIATIQUE MESDAMES BATTEZ VOUS POUR NOS FILLES SVP MERCI LES TEMOIGNAGES REVEILLENT BEAUCOUP DE CHOSES COMME NATHALIE SIMARD ET PENELOPE MCQUAD BRAVO MES DAMES J AI PERDU MON ESTIME DE MOI GRACE A VOUS INTERVENANTES JE M EN SORS ET JE SUIS CONTENTE.... MERCI A VOUS TOUTES GOD BLESS ALL THEM THANKS MY LORD
— LA CHRIST CHINOISE

Témoignage 21:

La violence conjugale c'est très sournois ça te frappe d'un coup mais grâce aux organismes dédiés  à ce fléau JE ET NOUS VAINCRONS!
— Susie

Témoignage 22:

J'ai été victime de violence physique et d'abus sexuel de la part de mon mari. Je me suis marié avec lui en pensant avoir une meilleur vie au Canada. J'ai dû me relocaliser dans un centre d'hébergement et je parle très peu le français ce qui me rend difficile l'accessibilité aux ressources. Mon mari me volait mon argent et je mangeais ses restants de nourriture. j'ai subi beaucoup d'humiliation de la part de ma famille. Je me sens seule et isolée mais grâce à l'aide des intervenantes , je me sens mieux.
— Naomée

Témoignage 23:

Le fait que j'était victime de violence conjugale monsieur m'humiliait souvent en public, à cause que je dépendais de lui financièrement. Monsieur m'obligeait de marcher pendant une heure alors que j'étais fatigué lorsque je lui demandais d'arrêter , il me menaçait de m'enterrer vivante. j'ai dû fuir la ville dans laquelle je vivait car ma vie était en danger. Je suis maintenant loin de ma famille qui reste dans mon pays d'origine.
— Anonyme

Témoignage 24:

UNE CONSTRUCTION DIFFICILE Mes souvenirs d'enfance étaient un père qui battait ma mère, moi aussi d'ailleurs pour un oui ou pour un non... souvent des coups, du sang, des viols devant mes yeux naifs de petite fille. Ma pauvre mère a fini par le tuer suite à des derniers coups qui s'accentuaient, cette fois ci plus supportés. Une fois de plus, une fois de trop. J"avais 10 ans, j'en ai 48. Elle a voulu mettre fin à ses jours juste au moment de son acte, ma sœur aînée la retenu. Reculé pour mieux sauter, après sa sortie de prison (5 ans, injustifiés à mon regard ... ils l'ont jugés sans connaitre) elle s'est défenestrée, rongée, par les remords! Ma mère s'est sacrifiée, pour la cause des femmes, pour un avenir meilleur de ses 2 filles. Après avoir vu une émission des Dossiers de l'Ecran sur l'incest. Le lendemain matin j'avais dit à ma Marraine que si ma Mère n'avait pas tué mon père c'était moi qui l'aurai fait. Ce jour là, je suis sorti de mon monde d'enfant par une violence innommable. Car en plus de tapper sa femme, il violait sa fille... et n'a jamais lui payer pour son attitude ... et moi je vis avec une plaie jamais cicatrisée, jusqu'au jour de mon grand départ de cette terre je demanderai à Dieu d'aller le tuer une seconde fois sauf bien justement la envoyé bien justement pourrir en enfer! STOP AUX VIOLENCES FAITES AUX FEMMES
— Clodius

Témoignage 25:

J'ai fait une dépression majeur à cause de la violence conjugale. J'ai été victime de violence physique et psychologique. Mon ex-conjoint me manipulait beaucoup. Présentement, je suis sans emploi car je suis en congé maladie à cause de la violence conjugale. J'ai arrêté mes études pour prendre soin de moi. J'ai perdu confiance et ressente de l'injustice. J'ai un faible estime de moi. Je dois faire le deuil de tous les rêves que j'avais( famille). J'ai dû me relocaliser dans une ville que je ne connais pas et j'ai perdu tous mes repères. Je suis éloigné de ma famille et de mon réseau social. Je vis une rupture amoureuse et j'appréhende de me retrouver dans une relation amoureuse car j'ai perdu confiance en les hommes. Malgré tout , je suis contente que les ressources en violence conjugale existent car elles nous aide à survivre. Elles nous aident à se reconstruire.
— Zineb

Témoignage 26:

J'ai vécu de la violence psychologique ainsi que de la violence physique de la part de mon ex-conjoint. Les impacts que n'ont pas été juste sur moi mais également sur ma fille et ma famille. Je vivais de la peur, je me sentais faible et j'ai perdu confiance en moi. Mentalement j'étais détruite. Ma fille me voyait souvent pleurer et elle a vécu le stress de la situation. Puis elle a même été témoin de la violence physique que j'ai subi. Ma famille également vivait dans le stress et dans l'angoisse surtout ma mère qui s'inquiétait pour moi. Malheureusement la violence même si elle était directement faîte sur moi, a eu des impacts sur ma famille. Les impacts ne sont pas juste sur le moment présent mais même lorsque l'on quitte un conjoint violent certaines impacts peuvent parfois restées à vie. Egalement pour nos enfants et notre famille.
— Racine

Témoignage 27:

Le plus difficile, je trouve, est de subir la violence psychologique parce qu'elle m’apparaît comme étant peu reconnue. Elle a un impact très notable sur ma santé mentale. On parle ici de dépression nerveuse, d'anxiété sévère, de syndrome de stress post-traumatique, de dévalorisation personnelle et même d'idées suicidaires. La violence psychologique est très peu reconnue par le système médicale qui y voit des problèmes d'origine interne, c'est-à-dire à une perception fausse, erronée, du Soi. Or, la violence psychologique, bien que très extérieure au Soi, a un impact flagrant sur la perception que l'on a de soi-même. La violence psychologique m'a amenée donc à vivre plus de violence psychologique et de maltraitance de la part du système médicale entraînant un syndrome de stress post-traumatique et de l'anxiété grave et sévère en relation avec le système de santé en général. Les symptômes d'anxiété sont très graves et peuvent amener parfois à l'incapacité de parler, de marcher de façon normale et des tremblements graves ressemblant à la maladie de Parkinson m'empêchant d'écrire et d'utiliser un clavier comme moyen de communication
— Anonyme

Témoignage 28:

Rape, abasement, death threat by husband. Lack of adequate court system for getting justice. Methodical psychological abuse by partner, then judgement, lack of support, and ostracization by acquaintances. Lack of quality service for abusers. Discrimination as a woman and as an immigrant at work, resulting non-renewal of tenure track position. Misogyny by boss at another job, resulting compromised reputation. Resulting in very low self esteem, questioning myself constantly, stress, and insomnia. To the level of psychological problems.
— Mary

Témoignage 29:

Un collègue qui savait que j'étais lesbienne tente un jour de m'embrasser de force. Il était très grand et m'avait pris dans ses bras de sorte que je ne pouvais à peine bouger. Suite à cela, je dépose une plainte aux ressources humaines et le collègue demande à me rencontrer pour s'expliquer. Il me dit : "Tu sais, nous, les européens, on est chaleureux. S'embrasser entre collègues, c'est normal."
— Nola

Témoignage 30:

Tse je suis pas partie parce-que je ne t'aimais plus
Parce-que moi, j'avais encore des crises de papillons dans le  ventre quand je pensais à toi
Après 10 ans, j'avais encore ça, mais y me faisaient mal, y me tordaient les entrailles
Parce-que je savais que la réalité était tout autre
Que mes rêves allaient rester des rêves
Mais je continuais quand même à espérer que tu m’aimerais autant que moi je pouvais t'aimer
Qu’un jour ça serait doux, qu'un jour on se comprendrait, qu'un jour tu arrêterais de me blesser
J’ai probablement été naïve, ou conne comme tu dirais
Mais moi quand j'aime je vois pu clair, moi quand j'aime je passe par dessus toute, au risque de me perdre, au risque d'y laisser ma peau
Pis toi je t'ai aimé, tu as pas même pas idée jusqu'où je suis allée pour toi, jusqu'où je t'ai pardonner ,jusqu'où j'ai essayé d'oublier pis cacher les violences que tu m’as faite ,pour te protéger. Mais qui m’a protégé moi de toi?
Tu sais pas comment tu m'as fais mal, tu sais pas tout ce que j'ai à reconstruire maintenant la tempête passer. Mon coeur est tellement déchirée j'ai pu envie d'aimer, j'ai pu rien à donner de toute façon. Je me sens tellement laide en dedans.
J'aimerais ça me lever la nuite pour t’hair, mais je suis même pas capable. Je voudrais te faire du mal autant que j'en ai eu, mais je peux pas, je suis trop fine.Ostie que je suis tannée d'être fine.
Tse je suis pas partie parce-que je ne t'aimais plus… Je suis partie pour pas m’éteindre
Nom :
Anonyme

Témoignage 31:

Le système de justice criminelle traite les femmes victimes d'agression sexuelle comme des pions. On voit plusieurs procureurs de la couronne (jamais les mêmes), plusieurs intervenants de l'IVAC, alors qu'on aurait besoin à l'intimité, on est surexposé. On sait que le système de justice traite très mal des victimes (on l'a vu avec la jeune croupière agressée par Rozon et plus récemment Alice Paquet), mais il n'y a pourtant aucun changement. A long terme, c'est vraiment une incapacité à être sur le spot light sur des petites choses (ex: présenter son oeuvre d'art devant un groupe). La pire expérience, c'est de parler à une avocate de la couronne, mais ne pas être écoutée, comme si on n'existait pas. C'est la pire expérience que j'ai vécu comme être humain, et ce, même si on m'a crue.
— Anonyme

Témoignage 32:

Violence conjugale physique psychologique, verbale,abus financière ,abus sexuel , Perte d'estime ,de confiance ,crainte peur anxiété angoisse ..symptôme poste traumatisme ..j'étais rendue à normalisée banalisé voir meme excusée ses gestes...isolement ..sentiment d'échec d'infériorité je ne me sentais plus comme la mère au foyer mais une baby sitter une ados.une nounou qui ne fait jamais assez son travail.Par les jugements des autres beaucoup de honte de culpabilité. .Je suis très dure et sévère avec moi même. .j'essaye d'atteindre un perfectionnisme dans ce que j'entreprends pr éviter conflits critique haineuse ..Je dois me reaprivoiser l'image qui m'a fait croire de moi et celle que je suis réellement ...Je crois que cet relation étais du poison que jingurgitais jour après jour je priais que son humeur sois Bonne le matin ..je suis venue croire littéralement que je ne valais mieux ,que sans lui je ne pourrais y arriver même si avant lui ,, j'avais été femme, j existais je parlais ,riais ,m'exprimais, javais des idees des opinions des reves,des buts des objectifs je m'affirmait après plusieurs années ....étouffer isolee écorchée vive sans plus la moindre énergie ou estime de moi meme tous rêves enfumée est ce A sa ressemble l'enfer. ..? Jusqu'à ce que je crois que mon ma survie dépende entièrement de lui. .son image en société étais si finement sournoisement peinturer ..de compliment deloge ..son humour charisme succes il étais couronner..les fois ou jai tenter de quitter ..parce que rester ou partir vivre ou mourir ..pourtant je me sentais déjà mourir le coeur aussi dheselusionner ..refroidis tel celui d'un cadavre.. je suis decedee quelque fois dans cet relation en fait, en plusieurs petit mrcx de lecorchée vive , que jetais ..cest la que son ego se gonflait démesurément plus mon coeur saignait et sempifrer prisonnière j'étais littéralement prisonnière ....Sa prisonnière.! .A tous les jours j depuis je suis sortis de ce cercle j'essaie de deprogrammer mon cerveau .. le réformateur c'est un boulot pleins temps périple voyage à travers les haute herbe de la fenêtre la plus vaste forêt amazonienne. apprendre à reaprivoiser la véritable amour ..réapprendre à me connaître et me redonner mes valeur qui me sont propes. . fabriquer mon "sencer "d'alerte si un prochain preu chevalier s'avérerait m'approcher me promettant terre et mer, ciel et maree et qu'il s'avérait à être lui aussi ..un vilain serpent sorcier voulant me faire gouter , au triste sort de son venin.. ..Après tous je crois que je préfère maintenant les grenouille parlante c pas mal mieux et plus original que tous c meme et classique Prince charmant tant esperer tout droit sortis de nos compte de fée lorsque ns étions encore gamine.encore aujourd'hui écorchée vive ...Mais je choisis j'ai la possibilités encore aujourd'hui de rêver ..sans me conformer heureuse joyeuse libre.
— L'Ecorchee vive

Témoignage 33:

Tout d'abord, je suis malheureusement tombé dans le monde de la prostitution et j'ai effectivement rencontré un proxénète. Celui-ci m'a violée, rabaissée, démolie en petits morceaux. Des fois, ses amis venaient et je devais ''m'occuper d'eux'' (j'avais tellement peur que je le faisais). Quand je suis partie il m'a séquestrée, harcelée alors je suis partie en ontario quelques mois. Quand j'ai enfin pu me sortir de lui, j'ai rencontré un homme, que je pensais mon sauveur. Il m'a logé, aidé et puis un an après une relation de couple il a commencé à me battre. Il m'étranglait la plupart du temps jusqu'a ce qu'un jour je mette fin à tout cela, ce soir-là quand je lui ai demandé de partir, ;ca été un cauchemar. Il a été deux fois plus violent qu'il ne l'était à l'habitude. J'ai perdu conscience tellement il m'étranglait fort, ma fille était présente et a essayé de me défendre. Il l'a prise par le bras et l'a pousser dans le mur 3 fois. La police est arrivé et ils ont dit que je n'avais pas de marques de violence. Pourtant, j'avais une plaie sur le bras, la lèvre fendue et le lendemain je portais des bleus au cou. Nous avons été en cour puis monsieur a été acquitté. J'ai fais beaucoup de cauchemars, j'ai du me reconstruire à travers tout cela mais cest peu dire que j'ai été brisée en milliers de petits morceaux. La réhabilitation est longue est souffrante après tout cela.
— Viola

Témoignage 34:

Il y a trois semaines, mon copain a décidé que nous allions avoir une relation sexuelle, sans mon consentement. J’ai figé et j’ai fait la morte. J’ai fermé les yeux et attendu que ce soit terminé. La honte est encore plus grande parce que ce n’est pas la première fois que je subis des violences sexuelles. Alors je n’en parle pas. Cet événement s’ajoute à tout ce que je dois déjà essayer de gérer dans ma vie. Ma session est en train de foutre de le camp et j’ai des idées noires.

*Pour ne pas suciter trop d´inquiétudes : Je suis suivie par une psy.
— Valérie

Témoignage 35:

Mes collègues masculins avaient toujours la chance d'aller se faire faire former pour faire du travail intéressant. Moi, je ne méritais que le travail de bureau, malgré le fait que j'étais autant compétente que mes collègues masculins, j'avais le même diplôme. On m'a refusé des formations, et on m'a ensuite dit que je n'était pas éligible à une promotion, car je n'avais pas fait les dites formations.
— Anonyme

Témoignage 36:

Mes employeurs disent que mon habillement ne convient pas, que lorsque je me penche ou lorsque je suis en haut d'une échelle, on voit ma peau, et que ça aguiche mes collègues de travail. On voudrait que je porte des cotons ouatés avec un col roulé... Mais est-ce que l'on exige celà de la part d'un homme? Je ne pense pas.
— Anonyme

Témoignage 37:

Un patron m'a déjà dit d'aller m'acheter un dildo parce que je m'ennuyait au travail.
— Ashna

Témoignage 38:

En recherche d'appartement dans le quartier Rosemont à Montréal cet automne, je me suis fait refuser au moins 3 ou 4 logements qui m'intéressaient lorsque je mentionnais avoir un enfant.
— Anonyme

Témoignage 39:

La violence psychologique que j'ai vécu de la part de mon conjoint m'a rendu malade. J'ai un diagnostic de Lupus .Suite à une attaque verbale de sa part qui a durée 4 heures j'ai commencé à avoir des douleurs à l'épaule gauche et s'en ai suivi une dégradation globale de ma santé .Perte de poids importante, perte de cheveux et j'ai été alité pendant un bout de temps. Jusqu'en a en avoir des palies de lit. J'ai enduré ses sarcasmes durant 8 ans. J'ai décidé de partir au printemps. J'ai vécu de la détresse psychologique . J'ai de l'aide pour m'en sortir. Le Centre des Femmes et un maison d'hébergement pour femmes de victime de violence m'offre du support et de l'écoute.
Il est très difficile de se sortir de ça. Il m'a complétement détruit. Et ce qui me frappe beaucoup c'est le manque d'empathie de la famille. Cela se rajoute à la peine que l'on a déjà. Je dit toujours que j'ai passé de l'isolement à la solitude.
Le chemin à parcourir pour retrouver notre '' moi '' est très ardu et difficile.
Mais cela en vaut la peine.
Il faut vraiment dénoncer la violence faite aux femmes et agir .Il ne faut plus se taire .
En protégeant nos femmes , nous protégeons aussi leurs enfants.
Les femmes ont entièrement leur place dans la société !!!
Et surtout, nous ne sommes pas folles !!!
Et surtout DENONCER
— Anonyme

Témoignage 40:

Après une agression sexuelle, la policière m'a demandé si ça faisait longtemps que je connaissais le gars et si c'était notre premier rendez-vous. J'ai dit non, que ça faisait quelque fois qu'on se voyait, mais qu'on s'était rencontrés sur Tinder, que je lui faisais confiance. Elle m'a répondu que ça serait une leçon pour la prochaine fois, de ne pas faire confiance trop facilement.
— Anonyme

Témoignage 41:

J'avais 19 ans, j'avais l'habitude d'aller faire mon jogging le soir où je sentais l'atmosphère plus calme, détendue, la vision de la lune et du ciel calme m'apaisant. Une de ces soirées, un homme d'une quarantaine d'année en vélo s'approche de moi et me pose une question lié à un chemin qu'il devrait prendre. Je lui répond à la manière polie d'une jeune femme socialisée à être polie et gentille même si elle n'est pas à l'aise. Il continue la conversation en me posant des questions sur ce que je fais, mon âge, etc. Soulignant le fait que j'ai l'air plus vieille, que j'avais l'air d'une "femme accomplie", que "mon chum devait être fier"... Le malaise monte en moi, mais je ne sais que faire, sachant que je suis à pied, et lui à vélo. Il termine la conversation en me demandant mon numéro de téléphone, chose que je fais, voulant que le tout se termine au plus vite. Mon entourage m'aura reproché de lui avoir donné - tellement plus facile de reprocher la femme que de voir ce geste comme un moyen de survie et de résistance (je voulais qu'il s'en aille).

Quelques semaines plus tard, alors que j'avais changé mon trajet et que j'allais courir plus tôt [il m'avait d'ailleurs texté plusieurs fois et je ne répondais pas], ce que je craignais arriva: je le recroisai lors de mon jogging en plein jour. Mon coeur débattait (il débat par ailleurs lorsque j'écris ce témoignage). Il me dit "tu ne m'as pas répondu, ton chum est jaloux? Tu m'as donné un mauvais numéro, c'est pas gentil ça.."[ d'un air victmisant]. La pression montait en moi, l'adrénaline, la rage - je ne me souviens plus trop quoi lui avoir dit, mais sous cette rage, c'était du style: "Jsuis pas intéressée, j'me sens pas bien, VA-T'EN". J'avais envie de crier, de le battre, de lui montrer la violence qu'il effectuait sur moi. Alors qu'il semblait avoir compris et partais à vélo, je me suis remise à courir à une vitesse que je n'avais jamais couru auparavant, tentant de ne pas regarder en arrière. Sachant qu'il était en vélo et qu'à tout moment il aurait pu me rattraper. C'était un mélange de rage, de colère et de tristesse qui m'envahissaient. Il m'a pris un grand moment par après avant de réellement "enjoyer" le jogging. Je n'en avais plus envie, par peur.

La violence systémique, c'est entre-autres ne pas pouvoir effectuer des activités qui nous font du bien au moment qui nous font du bien sans ressentir de la peur ou de la rage. C'est de se faire reprocher des choses qu'on "aurait dû faire" ou "n'aurait pas dû faire": t'aurais pas dû lui donner ton numéro de téléphone", "qu'est-ce tu fais d'aller courir le soir lorsqu'il fait noir en petite ville de banlieue?", "t'aurais dû appeller la police!".

C'est de ne plus se sentir sécure dans sa propre ville. C'est de ne plus vouloir faire une activité qui m'aidait à "passer à travers" d'autres moments de ma vie. C'est de se faire dire: "pourquoi tu chiâles, tu devrais être contente, tu pognes". C'est, des années plus tard, encore avoir cette histoire en tête et avoir le shake en écrivant ces lignes. C'est le fait qu'en écrivant ça, pleins d'autres moments de ce types me reviennent en tête - moments d'humiliations, de micro-agressions, de harcèlement.
C'est de vivre avec cette constante peur - ex de sentir son coeur débattre le soir -lorsque je marche seule pour revenir chez moi et qu'un homme marche derrière moi. C'est de devoir payer pour prendre des cours d'auto-défense - donné par des hommes - afin de se sentir un peu plus sécure.

C'est par ailleurs de se faire décrédibiliser sur tout sujet qui nous tiennent à coeur parce qu'on est "une personne sensible".

La violence systémique, c'est pleins de choses, mais avant tout, c'est violent. Ça fait mal. Et surtout, ça tue.
— Anonyme

Le Comité des 12 jours d’action contre les violences envers les femmes est composé cette année de la Fédération des femmes du Québec, d’Action des femmes handicapées (Montréal), du Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine, du Conseil Québécois LGBT, de DAWN /Réseau d’action des femmes handicapées du Canada, de Femmes Autochtones du Québec, de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes, de la Fondation Filles d’action, de la Fondation Paroles de femmes, de la Voix des femmes, de la Maison d’Haïti, du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, du Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel et du Y des femmes de Montréal. Illustration et conception: Kay Nau

La campagne du Comité des 12 jours d’action contre les violences envers les femmes est réalisée grâce à une contribution financière du Secrétariat à la Condition féminine.