Démocratie et gouvernance des commissions scolaires - Pour la CSQ, il faut maintenant passer de la parole aux actes

Démocratie et gouvernance des commissions scolaires - Pour la CSQ, il faut maintenant passer de la parole aux actes

Québec, le 25 février 2008 - "L'existence des commissions scolaires étant maintenant assurée, il faut s'attaquer aux vrais problèmes. La ministre Michelle Courchesne a initié un Forum sur la démocratie et la gouvernance des commissions scolaires dans le but de mieux cerner les problématiques et les défis qui attendent le réseau québécois de l'éducation. Nous nous attendons maintenant à ce qu'elle passe de la parole aux actes et qu'elle propose rapidement un plan d'action précis qui saura répondre aux préoccupations exprimées durant ce forum", affirme Réjean Parent, président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), et les représentants syndicaux soit la présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement du Québec (FSE-CSQ), le président de la Fédération des professionnelles et professionnels de l'éducation du Québec (FPPE-CSQ) et la présidente de la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ), à l'occasion de la clôture du Forum sur la démocratie et la gouvernance des commissions scolaires.

La CSQ et ses fédérations sont heureuses de constater l'intention de la ministre de revoir la démocratie scolaire en précisant les rôles et les responsabilités des différents paliers soit le ministère, les commissions scolaires et les établissements d'enseignement. Cela était devenu nécessaire et permettra d'assurer une meilleure cohérence et une meilleure équité afin de garantir la réussite du plus grand nombre. La Centrale réitère que les commissions scolaires doivent avoir la capacité d'encadrer plus fortement les décisions des établissements et de leurs conseils d'établissement. Elles doivent répartir équitablement les ressources entre les établissements, en tenant compte des besoins exprimés par ces derniers et des inégalités sociales et économiques sur leur territoire.

Le financement de l'éducation
Durant ce forum, plusieurs intervenants ont indiqué que les besoins dans les écoles sont criants et doivent être pris en considération. En ce sens, la CSQ demande à la ministre de l'Education, du Loisir et du Sport de plaider auprès des membres du gouvernement pour qu'un réinvestissement important se fasse lors du prochain budget pour aider les commissions scolaires à remplir la mission qui leur est confiée. Il faut investir ces sommes prioritairement dans le soutien nécessaire aux enfants et aux adultes en formation présentant des difficultés et dans la réduction du nombre d'élèves par classe. De plus, le gouvernement doit tout mettre en oeuvre pour garantir que les sommes investies soient utilisées à l'endroit prévu et répondent aux cibles et aux objectifs fixés par le gouvernement et qu'elles ne soient pas dépensées aux mauvais endroits.

La démocratie scolaire et la participation aux élections
Le taux anémique de participation aux élections scolaires témoigne d'un malaise profond d'où la nécessité d'ouvrir un vaste chantier sur cette question. La CSQ est profondément convaincue de la nécessité de revaloriser le rôle des commissaires scolaires et de l'importance de mieux les préparer et de mieux les sensibiliser aux lourdes responsabilités qui sont les leurs en matière d'équité, de transparence et de reddition de comptes. "Nous réaffirmons qu'il y aurait lieu de penser à réserver des postes au personnel scolaire au conseil des commissaires afin de faire profiter les commissaires de leurs expertises des enjeux éducatifs", affirme Réjean Parent.

En terminant, la CSQ et ses fédérations entendent participer pleinement aux suites qui seront données à ce forum car la démocratie scolaire est le meilleur gage d'une éducation égalitaire, juste et équitable.