Dossier « Reconstructions identitaires et résistances »
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Genre en action
À lire dans la neuvième édition (juin 2012) de la revue Asylon(s) :
Ce numéro d’Asylon (s) réunit des contributions qui interrogent des processus de construction et de déconstruction des identifications collectives et individuelles. A partir de focales différentes et originales, nations sans Etat, collectivités migrantes, camps de réfugiés, les auteurs testent plusieurs hypothèses concernant les capacités des politiques identitaires et des groupes marginalisés ou ethnicisés à innover et réinventer des cadres de citoyenneté et de résistance.
Sommaire
- Introduction / Marc Bernardot
- Quel modèle d’intégration des migrants pour des « nationalismes périphériques » en Espagne ? Une analyse comparée entre la Catalogne et le Pays Basque / Jimena Larroque Aranguren
- La construction politique de la « collectivité Boliviana » en Argentine : Entre assignations identitaires et identifications résistantes / Daniel Veron
- Genre, politique et sacré dans les camps des réfugiés palestiniens / Marie Kortam
- Femmes réfugiées, un enjeu des camps : L’exemple sahraoui / Alice Corbet
- Le réfugié : un sujet en péril psychique et politique (note de recherche) / Elise Pestre
À propos de la revue
Du grec « ασυλον (asylon) » (α privative + συλάω piller) « que l’on ne peut piller », inviolable, le terme « asile » a évolué jusqu’à désigner des lieux de mise à l’écart (vieillards, aliénés…). Le droit de l’asile a aussi évolué jusqu’à justifier aujourd’hui, dans de nombreux pays, le rejet de la quasi totalité des exilés. Référé à la Convention de Genève sur les Réfugiés (1951), cet asile étatique, en devenant marginal a laissé place à un asile sociétal qui, dans de nombreux pays d’accueil, forme aujourd’hui l’essentiel de la protection internationale proclamée dans les articles 13 et 14 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (1948). Cet asile sociétal, exercé par les voisins, les amis, les militants de la solidarité, les instituteurs et parents d’élèves, les collectivités locales... est accordé souvent en dehors du droit et de l’action étatiques et de plus en plus souvent contre eux. Au regard des articles précités c’est un asile juste mais dégradé. Son ampleur actuelle est symptômatique de l’enterrement de l’asile étatique.
La revue Asylon(s), publiée par le réseau scientifique TERRA (Travaux, Etudes, Recherches sur les Réfugiés et l’Asile : http://www.reseau-terra.eu), contribue à la production des connaissances en sciences sociales sur les deux dimensions de ce domaine aujourd’hui saturé dans l’espace public par les idéologies et les croyances. Elle est diffusée gratuitement par la liste [TERRA-Infos] auprès de 81696 destinataires (au 06.10.09).