150 ans d'éducation des adultes et d'alphabétisation chez les francophones en milieu minoritaire du Canada.

Cette chronologie a pour but de célébrer 150 ans d'histoire de l'éducation des adultes et de l'alphabétisation au sein des communautés francophones en milieu minoritaire du Canada. Elle est une initiative du Réseau pour le développement de l’alphabétisme et des compétences (RESDAC) et du Centre de documentation sur l'éducation des adultes et la condition féminine (CDÉACF). Bon parcours!
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Quelques particularités du contexte minoritaire

Avant l’arrivée des écoles francophones en milieu minoritaire ou hors Québec, c’est-à-dire vers la fin du 20e siècle, l’éducation des adultes et le développement de l'alphabétisme se sont d'abord manifestés sous forme d'apprentissages non-formel et informel.

L’apprentissage non formel est intentionnel de la part de l’apprenant. Certaines formations, surtout celles de courte durée, peuvent ou non mener à une certification. Les activités en alphabétisation et celles qui permettent l’acquisition de compétences tombent le plus souvent dans cette catégorie.

L'apprentissage informel, il est considéré comme important pour compléter le continuum en apprentissage en situation minoritaire francophone. Il découle des activités de la vie quotidienne lié au travail, à la famille ou aux loisirs et n’est ni organisé ni structuré (en termes d’objectifs, de temps ou de ressources). La plupart du temps c’est un apprentissage non intentionnel de la part de l’apprenant : on peut penser par exemple au transfert de connaissances entre jeunes qui jouent ensemble à des jeux en ligne, ou encore entre collègues qui s’échangent des trucs sur un nouveau logiciel, etc.

Chez les francophones en milieu minoritaire, l'apprentissage formel est assuré par des institutions scolaires (de la maternelle à la douzième année) et par les institutions postsecondaires (collèges et universités). En milieu minoritaire, l’école est perçue comme une institution qui vise à la fois le développement académique de l’enfant et la construction d’une identité francophone. Ce parcours a pour but de développer chez l’enfant, son appartenance et de susciter son engagement au sein de la francophonie locale, nationale et internationale. En 2017, 53% des francophones vivant en situation minoritaire au Canada se situent en-dessous du niveau 3 sur l'échelle de littératie, seuil à partir de laquelle on est considéré comme pleinement alphabétisée.

Ce projet a été rendu possible grâce au gouvernement du Canada.