Journée internationale de l'alphabétisation : 1000 femmes indigènes alphabétisées au Guatemala

Journée internationale de l'alphabétisation : 1000 femmes indigènes alphabétisées au Guatemala

Correspondant-e: 

L'association Intervida - France
Communiqué sur la Journée internationale de l'alphabétisation Au Guatemala, le programme mis en place par Intervida a permis l’alphabétisation de 1 000 femmes indigènes ! • Lancé en 2004 dans 23 communautés du Guatemala, ce programme permet aux mères de famille d’avoir accès à l’éducation, grâce à la prise en charge de leurs jeunes enfants. • L’association Intervida met en place des projets spécifiques pour promouvoir l’égalité des sexes dans les enseignements primaire et secondaire, l’un des Objectifs du Millénaire de développement des Nations Unies d’ici 2005. Paris, le 8 septembre 2004. Le Guatemala est l’un des pays d’Amérique centrale le plus touché par l’analphabétisme avec un taux de 37,5% de population âgée de 15 à 65 ans (PNUD, 2004). Les écarts sont d’autant plus significatifs selon l’ethnie, le sexe, le lieu de résidence urbain ou rural. C’est ainsi que 82% de la population analphabète vit dans les régions rurales du pays et le taux d’analphabétisme chez les femmes est deux fois plus élevé que chez les hommes. À l’ouest du Guatemala, dans les départements de Solola, Huehuetenango et San Marcos, où Intervida met en place des programmes de développement, les taux d’analphabétisme sont très élevés et atteignent parfois les 80%. La discrimination faites aux peuples indigènes et leur mode de vie ont privé la majorité des femmes d’un accès à l’éducation. Les femmes – et en particulier les femmes indigènes – souffrent particulièrement de l’exclusion sociale. Elles sont discriminées en raison de ses origines indigènes, considérées comme inférieures à l’homme et au sein de la famille, les femmes sont exploitées par leurs parents, leurs époux et leurs frères. Enfin, la culture patriarcale limite le domaine d’action des femmes sur qui repose la responsabilité de veiller sur tous les membres de la famille, de cultiver la terre, de transporter l’eau et le bois de chauffage, mais également de participer aux activités communautaires liées à l’éducation et à la santé. D’autre part, la plupart des femmes ne parlent pas ou peu l’espagnol parce qu’elles n’ont pas été scolarisées. Les femmes indigènes sont exclues du droit à l’éducation pour trois raisons principales : • elles vivent en majorité dans des régions rurales, l’accès à l’école est donc difficile. • le système éducatif ne reconnaît pas l’importance de la culture indigène. • les impératifs domestiques sont souvent un frein à la poursuite des études, les tâches attribuées généralement aux femmes étant considérées plus importantes que l’éducation. Ce qui explique leur très faible participation aux programmes d’alphabétisation. Selon le Rapport national de consultation des femmes indigènes le taux d’analphabétisme des indiennes guatémaltèques est de 72%. Ce pourcentage élevé laisse peu à espérer quant à l’égalité des sexes dans les enseignements primaire et secondaire pour l’année 2005 – comme le fixait les Objectifs du Millénaire. Intervida a donc lancé en 2004 des programmes d’alphabétisation dans différentes communautés en mettant l’accent sur l’égalité des sexes. UN PROGRAMME D’ALPHABETISATION UNIQUE ET INNOVANT QUI ASSOCIE FEMMES ET ENFANTS Au Guatemala, l’association développe un programme d’alphabétisation pour les adultes qui réunit aujourd’hui 1 100 personnes, dont 941 femmes dans 23 communautés. L’objectif est de donner aux adultes – en facilitant la participation des femmes – la possibilité d’avoir accès à l’éducation de base. Afin d’aider les mères de famille, les enfants qui n’ont pas commencé le cycle scolaire, sont pris en charge, le temps des cours d’alphabétisation, par les éducateurs de l’association. Des activités d’éveil sont organisées pour préparer leur entrée à l’école primaire. Cette initiative à laquelle participe 700 enfants entre 2 et 6 ans stimule leur adaptation sociale et scolaire, ainsi que leur capacité à acquérir des connaissances. De cette manière, se met en place une continuité entre les différents niveaux d’éducation primaire. L’ASSOCIATION INTERVIDA EN FRANCE INTERVIDA est une association loi 1901 apolitique et laïque, créée en octobre 2003 à Paris. Son objectif est d’améliorer les conditions de vie des enfants et des minorités dans les pays du Tiers Monde. L’association met en place des projets de développement sur le long terme dans les domaines de la santé, de l’alimentation, de l’éducation afin de rendre la population autonome en Bolivie, au Guatemala, au Pérou, au Salvador, au Nicaragua, en Inde, au Bangladesh et au Mali. Aujourd’hui, plus de 350 000 familles en Europe aident près de 3 millions de personnes de ces pays grâce au parrainage d’enfants. http://www.associationintervida.org/Inter/quisommes/