Le budget de 2008 doit répondre à trois grands défis pour le Canada affirme l’Association des universités et collèges du Canada

Le budget de 2008 doit répondre à trois grands défis pour le Canada affirme l’Association des universités et collèges du Canada

Des investissements au profit des étudiants aux cycles supérieurs, de la recherche universitaire et de l’aide financière aux étudiants seront nécessaires

Ottawa, le 12 décembre 2007 - La consolidation des atouts du Canada sur les plans du savoir, des ressources humaines et de l’esprit d’entreprise exige que des investissements soient consentis au cours des trois prochaines années afin de permettre à la main-d’œuvre canadienne d’acquérir les compétences, de produire les idées et d’appliquer les connaissances qu’exige la réalisation du potentiel national, affirme l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) dans un mémoire soumis au ministre des Finances, Jim Flaherty, à l’approche du budget fédéral de 2008.

Ce mémoire recommande que des investissements soient effectués sur trois plans principaux afin d’aider le Canada à relever les défis liés au marché du travail, à la compétitivité et à la démographie auxquels il doit faire face maintenant et au cours de la prochaine décennie.

« Le Canada est un pays riche et très développé, qui présente un énorme potentiel. Toutefois, la réalisation de ce potentiel dépend du niveau de scolarité et de compétences de ses citoyens ainsi que de leur capacité à produire des connaissances et des idées, puis à les appliquer », déclare Claire Morris, présidente-directrice générale de l’AUCC.

« Les universités membres de l’AUCC constituent des partenaires clés pour le Canada. Elles sont prêtes à l’aider à relever les défis auxquels il doit faire face et à s’employer, avec d’autres secteurs, à garantir sa prospérité économique future et la qualité de vie des Canadiens et Canadiennes », ajoute Mme Morris.

On prévoit que le nombre de titulaires de maîtrise et de doctorat au Canada devra croître d’au moins 35 pour cent d’ici dix ans pour répondre aux besoins croissants du marché en matière de main-d’œuvre hautement qualifiée.

Dans son mémoire, l’AUCC recommande par conséquent au gouvernement fédéral d’investir 156 millions de dollars dès 2008‑2009, et 369 millions de dollars sur trois ans afin de former et de retenir au Canada les meilleurs étudiants, d’attirer au pays la crème des étudiants étrangers, de multiplier les possibilités de recherche offertes à ces étudiants, ainsi que d’accroître leur contribution au marché du travail en leur proposant des stages postdoctoraux et des programmes coopératifs.

L’augmentation du nombre d’étudiants aux cycles supérieurs au Canada exige aussi la mise sur pied d’un secteur de la recherche efficace et financé adéquatement afin de créer les conditions propices à l’excellence. Or, le Canada est à la traîne par rapport à ses concurrents internationaux en ce qui a trait au financement des frais qu’engagent ses établissements pour soutenir l’excellence en matière de recherche.

« L’AUCC l’a depuis longtemps établi : la plus grave lacune dans la capacité concurrentielle des universités en matière de recherche à l’échelle internationale est l’absence d’investissements destinés à absorber les frais de soutien à la recherche assumés par les établissements. Cette lacune mine la capacité du Canada à maximaliser les retombées des investissements fédéraux dans la recherche. »

Dans son mémoire, l’AUCC recommande donc au gouvernement fédéral d’investir 70 millions de dollars dès maintenant, puis 270 millions de dollars d’ici 2010‑2011 afin d’assurer aux universités un financement digne de la concurrence internationale et de leur permettre ainsi d’attirer et de retenir les meilleurs chercheurs grâce à un milieu de recherche qui leur procure ce dont ils ont besoin pour mener leurs travaux de manière efficace, productive, financièrement viable et conforme aux normes d’éthique.

Le mémoire de l’AUCC propose enfin de relever les défis du Canada sur les plans de la démographie et de la main-d’œuvre en augmentant le taux de fréquentation universitaire des groupes sous-représentés. Les diplômés universitaires ont en effet davantage de chances d’accéder au marché du travail. Le mémoire demande par conséquent au gouvernement fédéral de maintenir l’investissement de 350 millions de dollars dans l’aide financière non remboursable accordée aux étudiants en fonction des besoins. Rappelons que cette aide est actuellement assurée par la Fondation canadienne des bourses d’études du millénaire, mais que le mandat de celle-ci pourrait se terminer en 2008‑2009.

« Il est très important que, dans le budget de 2008, le gouvernement fédéral s’engage au moins à ne pas réduire l’aide financière non remboursable accordée aux étudiants en fonction des besoins, affirme Mme Morris. Il faut à tout prix accroître le niveau d’éducation de l’ensemble de la population et, en particulier, permettre aux personnes issues des groupes traditionnellement sous-représentés d’accéder aux études supérieures et de contribuer à l’économie du savoir. »

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L’AUCC est le porte‑parole des universités canadiennes. Elle représente 92 universités et collèges universitaires publics et privés à but non lucratif.

Pour lire le mémoire: cliquez ici