Elle ne pleure pas, elle chante : Un film qui sensibilise avec justesse aux conséquences de l’inceste et à l’importance du dévoilement

Elle ne pleure pas, elle chante : Un film qui sensibilise avec justesse aux conséquences de l’inceste et à l’importance du dévoilement

Correspondant-e: 

Elise, CDÉACF


Montréal, le mercredi 17 août 2011 – Le Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) et Trêve pour Elles saluent la sortie du film Elle ne pleure pas, elle chante, qui sera présenté dans le cadre du Festival des films du monde de Montréal. Ce film, réalisé par Philippe De Pierpont et inspiré du roman d’Amélie Bam, relate avec beaucoup de sensiblité l’histoire de Laura, une survivante d’inceste, incarnée par Érika Sainte. « Les victimes d’inceste devenues adultes représentent près de la moitié des femmes que nous rencontrons dans nos groupes de soutien. L’histoire de Laura est réaliste. La difficulté d’entrer en relation, par exemple, est une conséquence avec laquelle nous travaillons régulièrement », explique Sophie Charpentier, intervenante à Trêve pour Elles, un CALACS situé à Montréal.

La réalisation sobre de Elle ne pleure pas, elle chante permet de traiter du délicat sujet de l’inceste sans jamais tomber dans le voyeurisme, ni dans l’apitoiement. Le film traite plus de libération et de reprise de pouvoir pour la victime que des agressions au sens strict. « Briser le silence est une étape importante dans la vie d’une victime. Laura fait preuve de courage en dévoilant ce lourd secret. Pour elle, trouver quelqu’un à qui en parler sera révélateur, voire même libérateur», ajoute Sophie Charpentier.
« Nous sommes contentes que les productions Tarantula nous aient contactées pour nous faire découvrir ce film. Il pourra être utilisé par nos membres aux quatre coins du Québec, dans le cadre de leurs activités de sensibilisation », affirme Rosa Pires, porte-parole du Regroupement québécois des CALACS. En effet, les CALACS sont très actifs en matière de prévention et de sensibilisation sur les agressions à caractère sexuel. Au cours de l’année 2009-2010 seulement, plus de 30 000 personnes – principalement des jeunes – ont été rejointes via ce volet d’action. « Le film de Philippe De Pierpont pourra devenir un outil supplémentaire, puisqu’il adopte la même approche que celle des CALACS, c’est-à-dire favoriser la reprise de pouvoir chez les survivantes d’agression sexuelle », renchérit Rosa Pires.

Le Regroupement et Trêve pour Elles invitent les cinéphiles à assister à la projection du 22 août à 20h25 au Cinéma du Quartier latin, en présence du producteur, de l’actrice principale et des intervenantes du CALACS. La représentation sera suivie d’une période de discussion et le public sera inviter à poser ses questions.

 

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Pour information : Rosa Pires, 514 529-5252; cellulaire 514 346-5252.